JOURNALISTE DU VIN, ÇA PAYE !

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Tu l’as gardée ta Cartier ?

Bernard MAGREZ, propriétaire de 21 vignobles dans le bordelais dont PAPE CLÉMENT, de 14 en Languedoc, en Amérique du sud, Californie, etc. et associé à Gérard Depardieu, a invité récemment à déjeuner une quarantaine de journalistes de la presse du vin, à l’issue duquel il leur a offert une MONTRE CARTIER.
Michel BETTANE, président de l’Association de la Presse du Vin française, lui a posté le 30 avril 2008 la lettre ouverte ci-dessous.

Cher Bernard Magrez,

en tant que président de l’A. P. V. je me dois de vous faire part des interrogations de nombreux membres de notre association lorsqu’ils ont pris connaissance du cadeau que vous avez offert aux journalistes ayant accepté une récente invitation-déjeuner-dégustation de vos vins, en l’occurrence une montre Cartier de collection, d’une valeur largement supérieure à 1500 €.
L’information, largement diffusée dans de nombreux pays étrangers, a beaucoup contribué à jeter le doute sur la profession de journaliste français du vin et a permis à tous ceux qui ont fixé des règles strictes et parfois même infantiles en matière de cadeau d’entreprise de se gargariser de leur indépendance auto-proclamée.

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LES ENGAGEMENTS DU GRENELLE ENVIRONNEMENT

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La viticulture française très concernée

Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet ont présenté le projet de loi Grenelle I, qui actera les conclusions du Grenelle de l’Environnement (novembre 2007). Les 47 articles du projet de loi montrent une volonté de coller aux propositions faites par les différents groupes de travail.

Cette loi va transformer en profondeur les méthodes de culture et de production du vin en France : la proportion des vins issus de raisins bio va augmenter significativement. Au cours des dix prochaines années, l’utilisation des produits phytosanitaires dont la diminution s’est amorcée, devenue argument marketing, va être réduite de moitié en quatre ans. Rappel des objectifs essentiels de la loi :

- Augmentation de l’agriculture BIO à 6% du total des surfaces cultivées en 2013 et à 20% en 2020 :
- doublement en 2009 du crédit d’impôt favorisant la conversion des exploitations vers le bio;
- part des produits bio dans la restauration collective publique passée à 15% en 2010 et à 20% d’ici 2012.

- Certification environnementale pour 50% des exploitations fin 2012 :
- réduction de la dépendance énergétique d’ici fin 2012 pour 30% des exploitations agricoles, par encadrement de la distribution et de l’application des phytosanitaires; et réorientation des pratiques vers plus d’économie en produits chimiques, en eau et en énergie;
- étude de l’état de la santé des agriculteurs et des salariés agricoles;
- démarrage en 2008 d’un programme de formation et de recherche appliquée.

- Diminution de moitié des pesticides en 10 ans :
- retrait du marché des substances phytopharmaceutiques les plus préoccupantes – 30 à fin 2008 et 10 de plus fin 2010;
- réduction de 50% en 2012 des substances pour lesquelles il n’existe pas de produits ni pratiques de substitution.

Source : elettre@vitisphere.com

À suivre donc… Prochainement: les pesticides dans le vin aujourd’hui, est-ce alarmant ?