UN LABEL BIO EUROPÉEN (OU PLUSIEURS ?)

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La Commission européenne a présenté le mois dernier le nouveau label européen pour les produits biologiques, vins compris.

A compter du 1er juillet prochain, il devra figurer sur tout produit biologique préemballé élaboré dans les États membres de l’UE répondant aux normes requises. Pour les produits importés, il sera facultatif. L’apposition à côté du label de l’UE d’autres logos à caractère privé, régional ou national, est autorisée.

Le label (ci-dessus) a été choisi via un concours paneuropéen ouvert aux étudiants en art et en design. 3 500 propositions ont été soumises au jury qui en a retenu 3. Le label gagnant est l’oeuvre de Dusan Milenkovic (Allemagne) dont le motif Eurofeuille a remporté 63 % des suffrages du vote en ligne départageant les finalistes.

leafMais LEAF, société britannique de promotion de « l’agriculture respectueuse de l’environnement », qui soutient un certain nombre d’acteurs privés de l’agriculture (dont des entreprises de vin comme Yvon Mau) en apposant son logo (ci-contre, manque l’extrémité de la feuille), a exprimé son inquiétude devant la confusion possible entre son logo et celui du label européen, sans pouvoir arguer du dommage qui pourrait lui être causé. La Commission connaît-elle LEAF?

Source Vitisphère

VITIS VINIFERA BRITANNICA

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NOËMIE DE SAVANNE

de-savanne-is-back2Les Écossais viennent de produire leur premier vin, il n’y a plus seulement le whisky, dont ils produisent 1,5 million d’hectolitres/an (Champagne: 2,5 Mhl/an).
Enfin « les » Ecossais… « un » seul restaurateur de Perthshire, au centre-est du pays: il y a quatre ans, il a planté 48 pieds de
bacchus et madeleine angevine au fond du jardin et sert aujourd’hui son « riesling » au verre. Il compte en replanter 800 pieds « de cépages qui vont bien et si le climat le permet » dit-il au
Daily Telegraph.
Quelques vignes existaient au nord-ouest de l’Écosse dans l’île Lewis des Hébrides, plantées sur un sol de gneiss, granite et basalte.

Les Anglais, eux, avec plus de 400 vignobles sur 1 100 ha (45% d’augmentation en 4 ans), produisent déjà 3 millions de bouteilles, mais c’est loin d’être suffisant, ils en importent cent fois plus! De gros buveurs, de « sparkling » national notamment. Celui de Nyetimber Classic Cuvée 2003 vient de remporter le 1er prix du concours international des effervescents « Bollicine (bulles) del mondo » à Vérone. Il provient du Sussex au sud de l’Angleterre, précisément de West Chiltington. Et c’est bon. Ce n’est d’ailleurs pas le premier effervescent anglais à se voir primé. Selon le lauréat, classé au-dessus des Bollinger, Pommery et autres Roederer, la qualité de son vin « au parfum de haies et de pommes (Egremont Russet, Bulbés Russet, George Neal…) par un après-midi d’automne » vient de celle du raisin, dûe elle-même au climat devenu plus favorable.

Il fait chaud, on est bien je vous dis… (voir post du 25 novembre) Read More »

DES COCCINELLES ENNEMIES ?

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L’Harmonia Axyridis ou « coccinelle asiatique », espèce hautement invasive qui déloge ses cousines occidentales, est surveillée par l’INRA depuis plusieurs années. Or l’invasion s’étend — voir sa progression en France depuis 2004 sur les cartes du site de l’Observatoire Permanent pour le suivi de la coccinelle asiatique.
On s’inquiétait peu tant que n’étaient pas menacées les coccinelles indigènes, ni les pucerons dont les deux espèces cousines se nourrissent.

Mais en Suisse l’invasion s’étend dangereusement.
Des chercheurs de l’Agroscope de Changins-Wändeswil ont mesuré son impact sur les qualités organoleptiques du vin : au moment de la vendange, les coccinelles asiatiques invasives peuvent entrer dans la cuve avec les baies. Et dès 5 coccinelles par kg de baies, ou 0,3 coccinelle par grappe pour le chasselas et 0,2 pour le pinot noir, cette « vinification » produit un arôme d’huile rance rédhibitoire pour le consommateur. Haro sur la bête à Bouddha !

D’après Vitisphère 10/06/09 — Sources : Viteff, La Vigne, Observatoire permanent de la coccinelle asiatique

ÉLOGE DU PET ?

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NOËMIE DE SAVANNE

de-savanne-is-back2Rien à voir avec le libelle de C. F. Mercier de Compiègne*, non, non. Ce n’est pas le pet que vous croyez. Il s’agit de l’abréviation de « Poly-Éthylène-Téréphtalate », le plastique utilisé pour les bouteilles (1).

Une question se pose à ma conscience féminine, qui est aigüe : pourquoi le plastique utilisé pour les biberons des bébés (2) ne conviendrait pas au vin de leurs parents ? Bon pour l’eau minérale (phénomène bien français… on ferait mieux de boire l’eau du robinet), les sodas, l’huile, le vinaigre, etc., et pas pour les vins ?

Le vin devrait-il continuer à « mériter mieux » que le plastique ? Plus si sûr. Le contenant plastique est recyclable (c’est nouveau, moi qui croyais qu’il fallait des années), permet le bouchon à vis (autre faux problème bien français, car c’est le meilleur moyen de supprimer le goût de bouchon, qui contamine environ 1 bouteille sur 10) et ne pèse qu’une cinquantaine de grammes contre 500 à 700 g pour le contenant verre — d’où des économies globales d’énergie en transport (900 cols par palette contre 600 avec les bouteilles verre) et une réduction d’environ 20% des émissions de CO2.

Et il offre le même aspect — on voit la couleur à travers, ce n’est pas de la canette alu. Et surtout, le PET est « inerte » (sans activité physico-chimique, ne provoquant pas de nuisances), et n’altère pas le goût du vin, plusieurs études convergentes l’ont montré, ni dit-on n’empêche son évolution, mais cela reste à vérifier, trop tôt pour le savoir. Le plastique protège aussi des UV et reste hermétique à l’oxygène. Quelques exemples :

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— À gauche, la bouteille de Bilyara (mot aborigène pour Eaglehawk) de l’australien Wolf Blass, qui a commencé à distribuer ses bouteilles PET au Canada (Ontario) dès 2006. Commercialisation désormais aussi en Australie : 1 blanc et 1 CS/Syrah à 17 € australiens (9,50 €)
— À droite, la cuvée sauvignon Destinéa de Joseph Mellot à Sancerre, distribuée en Europe du Nord. Read More »

MÉTAUX LOURDS, PESTICIDES : UNE OMERTA FRANÇAISE

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CATHERINE BERNARD

Une étude sur les produits nocifs dans les vins français passée totalement sous silence en France.

Sur le chemin de mes vignes, le pompon de la pomponnette, conséquence d’une viticulture tout chimique… (Photo Catherine Bernard)Sur le chemin de mes vignes, conséquence d’une viticulture tout chimique (Catherine Bernard)

L’information est arrivée à bas bruit. Pas comme toutes ces études épatantes qui nous disent sur tous les tons, et le coeur, et les vaisseaux, et le poumon, et la peau, à la façon des comptines enfantines, que boire un verre de vin tous les jours est bon pour la santé. Bientôt, ce sera comme pour le cochon, dans le vin, tout sera bon. Mais là, rien. Pas un mot, pas une ligne, pas un murmure de la profession. Silence radio. Read More »

EN PLANTANT, EN ARRACHANT, EN REPLANTANT, ETC.

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CATHERINE BERNARD

22 700 hectares en France, 25 000 en Italie, 91 000 en Espagne, 5 700 au Portugal, 3 000 en Hongrie: au total, l’Europe arrachera 175 000 ha de vignes en trois ans. Il en coûtera 464 M€ cette année, un peu moins les suivantes. La prime à l’arrachage reste un best-seller.

Bûcher symptome à Montaud (Catherine Bernard) C’était en 2002. La crise du vin pointait son nez, et comme toujours, avant les autres vignobles, le Midi dit rouge voyait rouge. Le ministre de l’Agriculture en visite à Montpellier, avait suggéré à titre de remède de réduire le « potentiel de production », soit plus prosaïquement, d’arracher des vignes.
Les Languedociens avaient crié à l’amputation. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Déjà ils avaient sacrifié leur vignoble, toujours affiché le plus grand du monde par la taille mais tout de même ramené à 300 000 ha contre 400 000 au début des années 80. Cette fois-là donc, il n’en était pas question. Read More »

COLLECTION DE VASSAL : UN VIGNOBLE-CONSERVATOIRE

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La plus grande collection de vignes du monde

Avec 3000 cépages cultivés au Domaine de Vassal de près de Montpellier, L’INRA possède la plus importante collection de vignes du monde, un remarquable conservatoire de biodiversité. (1)

La collection du Domaine de Vassal est la plus importante au monde de Vitis vinifera (2). Sur 27 ha, le domaine héberge environ 2 300 des 5 à 7 000 cépages recensés, provenant de 40 pays, c’est-à-dire la quasi-totalité des régions viticoles mondiales. Sont également conservés quelque 600 cépages originaires de France, dont seulement 220 sont autorisés et dont une quarantaine réellement utilisée.
Chaque cépage est conservé sous la forme de 5 pieds de vigne. Le sol de Vassal est du sable « dunaire », qui le protège des deux maladies graves de la vigne : le Phylloxera (insecte s’attaquant aux racines) et le Nématode Xiphinema index (vecteur du « court noué » et de la « panachure »). Il est donc possible d’y cultiver la vigne sans la greffer, tout en conservant le matériel dans l’état sanitaire de son arrivée (3). Environ 250 variétés de porte-greffes sont aussi conservées dont seulement 30 sont autorisées en France. La collection comporte aussi des variétés de vignes sauvages.
Ces différents cépages, porte-greffes, espèces sauvages constituent un précieux réservoir de gènes pour la sélection variétale, axée actuellement sur la recherche de variétés résistantes aux pathogènes.

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